Ferroviaire – sortir Cambrai de l’enclave
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Ferroviaire – sortir Cambrai de l’enclave

Thomas Frémond – Candidat écologiste #circo5918·jeudi 21 décembre 2017

La semaine dernière, s’est tenu, à Cambrai un comité régional Hauts de France où il a été question de la ligne reliant Cambrai à Douai et Lille.

L’exaspération est grande chez tous les usagers de cette ligne :

– Pas suffisamment de trains
– retards à répétition
– annulations de trajets (parfois à la dernière minute)
– conditions de transport dégradées

Le rapport prospectif des transports daté de février 2016 qualifie la ligne de « sensible » (voir le lien ci-dessous). Ce qui la menace à plus ou moins court terme. Nous ne pouvons que nous opposer à cette politique de l’abandon et soutenons au contraire qu’il est nécessaire d’investir dans ce moyen de transport durable car c’est un enjeu économique, social et écologique!

Nous, EELV Cambrésis nous déplorons la place centrale de l’automobile sur tous les autres modes de transports. Pourtant, 72% de l’émission des gaz à effet de serre dû aux transports, proviennent de ce mode de déplacement. Il est donc urgent, dans le cadre des accords de Paris, de faire un geste pour la planète. Cependant, cela demande au politique de mettre à la hauteur. Car, en politique, on ne peut pas tout avoir et voilà le problème de l’actuelle majorité à la région. Elle regrette le manque de moyen pour le développement et la pérennisation de la ligne Cambrai-Douai tout en continuant à dépenser des millions dans des projets faramineux, en atteste les 300 millions d’euros prévus pour le canal seine nord. Ne nous méprenons pas. Si EELV Cambrésis voit dans le canal seine nord la capacité à réduire le trafic routier et donc les émissions, on constate également que ce projet est une énorme usine à gaz, qui ne fait pas l’unanimité, ni dans sa finalité, ni dans sa gestion. 300 millions d’euros c’est une somme colossale qui mériterait d’être justement utilisée dans le développement des transports alternatifs. Le train et les liaisons quotidiennes doivent être une priorité avec une politique attractive au niveau tarifaire. EELV Cambrésis préconise que l’Etat laisse la région gérer la totalité de ses lignes ferroviaires, sur le modèle des lignes Paris-Cambrai et Paris-Boulogne. Car, décentraliser la gestion, c’est permettre aux régions de mieux répondre aux réels besoins d’un territoire et c’est rapprocher les citoyens des décisions qui les concernent. Ce sera seulement dans ce cadre, sans intermédiaires et sans le rôle centralisateur de l’Etat, que la région pourra aménager, piloter les offres ferroviaires afin de les rendre attractives.

C’est donc bien sur ces points cruciaux que nous attendons que des voix s’élèvent à la région Hauts de France, surtout quand on sait que les assises de la mobilité ont lieu actuellement et que les conclusions seront rendues au début de l’année 2018.

La politique, c’est faire des choix. A EELV, nous faisons le choix du ferroviaire et des transports doux. Nous sommes déterminés à défendre le service public des TER car il appartient à tous les contribuables et pas uniquement à ceux qui n’ont qu’une vision financière du ferroviaire en France. Le groupe EELV du Cambrésis sera au côté des usagers dans ce combat et sera force de propositions pour faire du train une priorité d’aménagement dans les années futures.

Thomas Walet et Thomas Frémond (EELV Cambrésis)

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